CHANGEZ VOTRE REGARD SUR VOTRE CARRIÈRE


#carrièreaufeminin


Le mois dernier, je participais à un groupe de réflexion sur la place de la femme en entreprise. J’écoutais deux femmes en particulier parler de leurs difficultés à allier travail et vie de famille. L’une des deux femmes expliquant alors au groupe qu’elle souhaitait « être plus dans son travail » mais ne savait pas comment s’y prendre dans la mesure où ses enfants et son mari occupaient déjà une place importante dans sa vie. J’écoute un instant puis me greffe à l’échange : « vous n’arrivez pas à faire carrière parce que votre vie de famille vous en empêche ? » lui demandé-je. La jeune femme me regarde d’un air des plus gêné et m’explique alors qu’elle n’est pas ce genre de femme.



Carrière, échelons, ambition, des mots honteux


Une troisième femme intervient alors et explique qu’elle comprend tout à fait ma précédente interlocutrice. Selon elle, le mots carrière n’est pas féminin. En prononçant ce mot j’admettais donc figurer dans une catégorie de femmes dont… « Les dents rayent le parquet » m’explique encore une autre femme.

Je tombe de haut. Le mot carrière serait donc un mot tabou pour la gente féminine. Toujours dans ce même groupe, on m’explique d’ailleurs que cela ne pose pas vraiment problème lorsque c’est un homme qui l’utilise. C’est même normale car « c’est un mot masculin» !! Ce mot deviendrait alors grossier dans la bouche d’une femme. Une autre femme arrive ensuite à ma rescousse : « Je comprends mieux pourquoi certaines femmes n’arrivent pas à faire décoller leur carrière » ajoute -t-elle alors. Sur douze femmes présentes ce jour nous étions donc trois à ne pas avoir de problème avec ce mot. Trois autres femmes ne savaient pas quant à elles quoi en penser et les autres … Et bien elles continuaient à nous regarder de façon tout à fait étrange. J’apprenais ce jour que « grimper les échelons » était possible pour beaucoup de femmes mais pas « faire carrière ».

Une fois rentrée, j’ouvre mon dictionnaire (Hachette) et je cherche carrière. Il est écrit : « Voie, chemin, sur lequel on s’engage. Profession, activité impliquant une série d’étapes. Rien sur la femme au dents longues qui rayent le parquet. Rassurant ? Je ne sais pas. Mais d’où viennent ces idées farfelues et surtout pourquoi perdurent-elles ?

Parce qu’en effet, il n’y a pas à dire, les clichés étaient encore bien présents. Une femme serait normalement faite pour rester à la maison à élever ses enfants. Dans le cas où elle excellerait dans sa vie professionnelle, cela sous-entendrait alors que sa vie personnelle est donc un échec. Dès le début de notre vie professionnelle nous avons donc un train de retard puisque de l’avis général, notre évolution souffre de clichés et d’aprioris. De nombreuses femmes, souffrent aujourd’hui de leur carrière. Elles doivent régulièrement faire face aux rumeurs (promotion canapé), à la jalousie (pourquoi elle ?) et plus simplement à de l’incompréhension.

Alors oui, c’est vrai, la condition de la femme a évolué essentiellement sur ces dernières années. Le changement est-il trop récent ? Peut-être est-ce le moment de rappeler qu’une femme mariée ne peut exercer une profession sans l’autorisation de son mari que depuis 1965 ! Mais il n’est surement pas utile que nous, les femmes, refusions aussi de passer à l’ère nouvelle, celle de l’égalité homme femme dans le monde professionnel et en général, sous prétexte que nous ne nous autorisons pas à utiliser un mot réservé à la gente masculine. Laissons tomber les aprioris, à l’image de Nathalie LOISEAU, Choisissez tout (1) et stoppez net le « syndrome de la belle au bois dormant » qui consiste à attendre que les mentalités changent d’elles-mêmes comme par enchantement. Appelez un chat un chat, « vous êtes seule maîtresse à bord du bateau de votre carrière »(2). Foncez et décidez de faire carrière.



Ne soyez plus votre frein…


Comme expliqué en quelques lignes, précédemment. La première objection que nous rencontrons face à nos envies de grimper les échelons est la nôtre. « Le manque de confiance général des femmes est d’ordre culturel, et non une question individuelle »(3). Comme beaucoup de femmes avant nous, nous nous inscrivons dans la logique masculine et refusons alors inconsciemment de nous autoriser à aller plus haut.

SI vous êtes au stade ou l’ennui se fait incroyablement ressentir au poste de travail, que vos envies de faire autre chose pour votre entreprise vous pressent, que vous ressentez le besoin de vous exprimer ailleurs qu’a votre poste de travail au sein de votre équipe actuelle alors vous y êtes probablement arrivée. Vous voilà avec une envie, un besoin même, de partir pour de nouvelles aventures, de booster votre carrière. Cessez alors vos habituelles excuses inspirées de nos merveilleux clichés :

Vous ne deviendrez pas une mauvaise mère après avoir accepté de nouvelles responsabilités. Vous prendrez le temps de vous réorganiser afin de vivre pleinement les nouveaux challenges qui s’offrent à vous.

Personne, pas même votre mari ne peut dire que vous êtes une mauvaise épouse sous prétexte que vous abordez la notion d’équité concernant les tâches ménagère. Il deviendra un mari encore plus exceptionnel en participant à votre vie d’une autre façon. Tant qu’on y est, vos enfants peuvent aussi avoir un rôle important, personne n’a besoin d’un doctorat pour appuyer sur le bouton d’une machine à laver.

Vous n’êtes pas une mauvaise femme (d’autres noms d’oiseau peuvent être donnés mais j’ai préféré m’abstenir) et êtes même toujours une femme même si vous parlez carrière et ambition. Vous avez le droit d’être LA boss.


Ce n’est pas parce que d’autre ont échoué que vous allez vous planter. Et oui à chacun ses peurs. Ne portez pas celles qui ne vous appartiennent pas.

Votre réflexion prouve déjà que vous êtes Forte toujours, à l’image de l’héroïne du livre de Bettina KERSTENS-MESCLON (4), qui décide de vivre pour elle avant de vivre pour les autres. Vos envies sont une priorité.


Références :

(1) Nathalie LOISEAU, Choisissez tout, 2014

(2) Dominique LIDAR, Comment monter les échelons en entreprises, Afrocadre Automne 2018

(3) Aude de THUIN, Femme si vous osiez, Robert Laffont, 2012

(4) Bettina KERSTENS-MESCLON, Forte toujours, Edition du Panthéon, 2019

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